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deuxième, retour aux origines
An 1663 avant l'ouverture de la Porte des Ténèbres par Medhiv, quelque part dans ce qui sera le Sanctuaire de Scarfeu, en Orneval.
Un Elfe d'âge mûr fait les cents pas sur la terrasse de sa demeure, il semble impatient, s'arrête de temps à autre pour regarde à l'intérieur, comme si son regard pouvait percer les tentures bouchant les fenêtres. De l'intérieur sortes des gémissement, des halètements, on entend des injonctions à pousser, à respirer, à serrer les dents. Pendant une grosse demi-heure ce manège se poursuit, puis on entend un « Je le vois ! Courage ! »
Enfin un cri retenti, un hurlement de nourrisson, une Elfe d'âge respectable tire les tentures et invite l'Elfe à entrer sur ces mots « C'est une fille, elle est magnifique, venez la voir, allez, venez... »
Le père entre après un court moment d'hésitation, voit sa fille tout juste lavée par les sages femmes, sa compagne souriante et épuisée sur le lit, prenant sa fille dans ses bras. Ses yeux dorés brillent dans l'obscurité de la pièce, rompue par la seule lumière de la lune entrant par les fenêtres et la porte. Il s'assoit sur le lit, souriant, ses yeux argenté admirent sa fille, elle a les yeux d'argent, comme lui, mais ses cours cheveux semblent d'ivoire dans la lumière de la lune. Passé le premier cri, la petite Elfette regarde le monde autour d'elle, intriguée, souriante aussi.
La vielle Elfe s'avance avec un registre, un grimoire vieux de plusieurs siècles au jugé de son apparence : « Quel sera son nom ? »
Après un court moment à se consulter du regard, les jeunes parents répondent en même temps, « Allya , Allya dernière née de la lignée des conteurs d'Orneval, Allya Trametemps. »
An 1550 avant l'ouverture, Orneval, dans ce qui sera le Sanctuaire de Scarfeu
Une jeune Elfe court à toute vitesse, riant aux larmes, poursuivit par un autre, qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau, les deux ont le visage taillé à la serpe, le cheveux blanc lumineux, les yeux d'argent, mais elle est légèrement plus grande, juste un peu. Les deux arrivent au cœur de la vallée, là s'élève une demeure immense, aussi vielle au moins que l'Ancienne, assise sur un banc, le menton sur son bâton, regarde en souriant courir les jeunes. Ses yeux dorés ont des reflets de soleil, si son visage commence à se rider elle semble encore en bonne forme, seul le regard de déjà vu, un regard sans âge, qu'elle pose sur le monde, dénote de son grand âge. Elle appelle :
« Allya, cesse de faire courir ton frère, il n'a aucune chance, tu le sais bien !
Enfin Mita, rit l'interpellée dans une roulade pour esquiver son frère, si je ne le fais pas un peu courir jamais il n'aura la moindre chance contre qui que cela soit ! Grâce à moi, elle s'arrête de l'Ancienne qui sourit de toutes ses dents, il se tient en bonne forme et sera peut-être capable un jour de te doubler à la course.
Tu n'as pas tord, mais pour cela il faudrait d'abord que TU, me rattrape, tu pourras alors songer à me doubler et à enseigner à ton frère, le pauvre, comment faire... répondit la dénommée Mita du Tac-au-Tac.
Ouf... Han... Pfou... All' tu ... tu vas... Han... tr.. trop vite... fut tout ce qui put être obtenu du jeune Elfe qui suivait Allya, avant qu'il ne s'effondre dans l'herbe devant le banc de pierre.
C'est quand tu veux Mita, sourit insolemment Allya retournant son regard amusé à son arrière-arrière-grand-mère, je suis prête, enchaîna-t-elle, son souffle totalement maîtrisé.
J'ai toujours dit à tes parents qu'avec ton souffle, ton endurance, ta volonté et ton assurance on devrait pouvoir faire de toi mieux qu'une conteuse, enfin plus, pas mieux, plus... D'ailleurs, continua l'Ancienne en se levant et en s'étirant, que nous vaut une telle arrivée aujourd'hui ? Tu es rayonnante, tu es si sûre de toi que cela concernant les épreuves d'aujourd'hui.
Après la course, répondit l'intéressée avec un sourire narquois, ne tente pas de dévier du sujet.
Soit jeune impudente, renchérit l'aïeule faussement outrée, voyons ce que vaut le fougue de la jeunesse contre l'expérience de l'âge ! »
Elle partit aussitôt, laissant pour ainsi dire Allya sur le carreau, celle-ci réagit pourtant vite et partit à la suite de son aïeule dans les bois, à toute vitesse, la vieille Kal'dorei se laissa un peut rattrapée, puis se maintint au même niveau que sa descendante, à sa surprise sans avoir à trop ralentir de son allure maximale, Allya finit par commencer à la doubler, l'Ancienne laissa faire, par jeu, rattrapant sa fierté d'arrière-arrière-petite fille à chaque fois avant de se laisser à nouveau doubler, puis elle se laissa attraper au jeu, et quand les deux revinrent vers la maison, filant bon train, laissant sur leur passage des regards amusés des promeneurs et des airs interloqués des animaux, vint un passage serré entre deux rangées d'arbres, voie privilégiées et directe vers la maison.
Alors que l'Ancienne accélérait doucement pour doubler définitivement la jeune folle, Allya sembla enfin commencer à trouver un intérêt au jeu et se mit à courir à une vitesse impressionnante, souriante, son aïeule se rendit alors compte de son erreur : trop sûre d'elle elle n'avait même pas remarqué qu'Allya ne s'essoufflait pas, pas plus qu'elle la menait où bon lui semblait, Allya commença enfin à montrer ses limites de vitesse... trop tard pour que son aïeule en profite, elle pénétra en première la voie entre les arbres, sortant tel un bolide de la forêt pour venir finir en roulé-boulé devant la maison, se relever et lever la main vers la porte pour la toucher... puis elle sembla se raviser et alla s'assoir à côté de son frère dans l'herbe, pour reprendre son souffle.
« Eh bien jeune Elfe, qu'attends-tu pour toucher cette porte ? Tu es partie pour gagner ce me semble... non ?
Non Mita, aujourd'hui j'ai appris une chose qui vaut plus qu'une victoire volée ou peu s'en faut... touche cette porte, tu aurais gagné à la course brute, si je n'avais pas fait en sorte de te duper.
Peut-être... peut-être pas, quoiqu'il en soit ce que tu as fait est partie intégrante du jeu, si tu viens à rencontrer des adversaires un jour, ne pense pas les vaincre avec des capacités brutes, aujourd'hui tu as montré que tu étais capable d'utiliser autre chose que tes muscles pour vaincre, et cela vaut bien une victoire...
Oui, mais j'ai expérimenté ça avec toi, ce n'est pas chic de ma part, touche cette porte, j'ai reçu plus que ma part de prix aujourd'hui...
Vraiment ? fit l'autre, se gardant bien d'aller ne serait-ce qu'effleurer la porte du bout des doigts, développe je te pries.
Aujourd'hui j'aurai pu rentrer plus tôt, mais j'ai décidé d'attendre mon garnement de frère, commença Allya en désignant son cadet du chef, pendant qu'Aldi' s'entraînait à taper un poteau avec un bout de métal tranchant, je regardait les plus âgés commencer à s'entraîner au duel et autre...
Tu en regarde surtout un à ce qu'on m'a dit, lança une voix moqueuse dans son dos, mais passons, continue, finit sa mère en venant prendre place au côté de son aïeule, avec les autres femmes de la famille.
Hum... donc je passais le temps... puis après une heure je suis retournée dans la bibliothèque, lire quelque recueils pour voir dans quelle mesure je m'étais, ou pas, trompée, alors que commençais à choisir les ouvrages, une voix m'a interpellée...
Brandissant haut la bannière de son maître, sabre au clair, Main d'honneur revient vers son maître après une frappe éclair sur l'ennemi, il
préfère éviter de prendre trop de risques... il se replace devant la silhouette flottante de son maître alors qu'au centre du fleuve qui coupe la plaine en deux, une silhouette féminine se tient,
un sourire mauvais au lèvre, une coupure témoignant seule de l'attaque du samouraï originaire de Kamigawa
Elle lève ses mains et se concentre un instant et quand elle rouvre les yeux une gerbe d'eau monumentale se dresse devant elle. Un Suire apparaît, un des mythiques Ondins de Lorwyn.
Celui-là est une Reejerey, ses alliés bénéficient de sa présence et il peut influencer, par les marées qu'il commande, l'état du champ de bataille.. Il semble redoutable et jette au guerrier
monté un regard de dédain profond qu'il réserve aux ennemis de sa maîtresse.
L'autre arpenteur sourit et lève un bras alors que le cavalier repart à l'attaque, accompagné d'une créature humanoïde qui fond depuis les airs sur la Dame des Eaux, la terre devant
leur maître se craquèle, il en jaillit trois immenses statues de roc. Elle ont un faciès d'oiseau, on dirait d'immenses avemains sculptés dans le roc. Quand, victorieux, le Slith de
Mirrodin, fortifié par son attaque volante, et le samouraï, reviennent, il s'arrêtent au pieds des statue et font face au fleuve.
Troublée par les attaques subies l'arpenteuse sent son esprit se brouiller, elle parvient difficilement à incanter un sort et, couvert d'une armure qui a connu maintes bataille, un immense
et redoutable Ondin, un Vétéran des Profondeurs, surgit des eaux en poussant un cri guerrier. Le samouraï calme difficilement sa monture tandis que le Slith prend de la hauteur. Son adversaire
même semble un temps préoccupé, puis semble se reprendre.
Levant les deux mains, il lève derrière lui un nuage de poussière tandis qu'une ombre se glisse hors du phénomène. Elle sera là d'ici quelques temps, opérationnelle, mais, pour une sombre
histoire de temps, elle patiente encore... Ensuite la terre se craquèle à nouveau, et des profondeurs surgit une statue, la Vigile d'Opale. Immuable... pour l'instant. Le Samouraï repart au
combat ainsi que le Slith, ce dernier esquive les défenses adverses et plonge sur l'arpenteuse ennemie. Pendant ce temps là le samouraï est aux prise avec le vétéran Ondin, l'un bénéficiant de
son expérience, l'autre de sa condition de Budoka, ils sont à force égale, ils s'entretuent, le combat est une égalité parfaite. Les deux arpenteurs grimacent, il perdent ici un bon guerrier
chacun...
Profitant de l'instant de trouble de son adversaire, l'arpenteuse fait émerger une autre ondin des profondeur alors même qu'elle incante un sort de connaissance. Un craquement sinistre
retenti alors, et la quatrième statue, la dernière invoquée par l'arpenteur, commence à se mouvoir. La gargouille s'ébroue et feule à l'intention de l'imprudente créature qui vient de l'éveiller
par son invocation. Elle prend ensuite son envol et rejoint le slith en l'air.L'arpenteuse semble cependant avoir enfin les idées plus claires et se prépare à l'assaut suivant.
L'arpenteur se concentre un instant puis, dans un rugissement, surgit d'une tempête de sable un léonin immense, c'est Ajani Crinièredor, formidable combattant et général redoutable. Il
rugit encore et le slith, plus fort depuis sa dernière attaque, ainsi que la gargouille animée, lancent un assaut imblocable par les ondins dépourvus d'ailes. Ils repartent ensuite se percher sur
les sentinelles séculaires de leur maître, le slith encore fortifié par son assaut. Plus puissant que jamais.
Comme en réponse à cette menace, Sygg, le guide Rivière, un des plus grands chefs Ondins, rejoint le commandement de l'arpenteuse. Il use de ses pouvoirs pour que le précédent arrivé, le
maître de banc de Pierreruisseau, puisse lancer l'assaut, protégé contre les créatures de mana blanches. Il parvient à blesser son adversaire. Son assaut a aussi provoqué l'arrivée d'un jeune
sorcier Ondin en renfort. L'arpenteuse, bien que blessée, sourit. La Dette de Passage est payée.
Des hautes herbes de la plaine derrière l'arpenteur, surgissent alors deux sangamis, Brigid de Kinsbayel, héroïne de son peuple, et Un chevalier d'Orgeprairie, tous deux invoqués par
l'arpenteur. Derrière eux les herbes bougent encore, d'autres créatures approchent. Ajani rugit de plus belle et utilise ses pouvoirs pour fortifier tous les combattants de son maître. La
Vigile d'Opale et l'Ascendant Slith fondent sur l'arpenteuse et l'achèvent, sous les yeux sidérés de ses troupes impuissantes. Ils ramènent son corps devant leur maître. Avant qu'elle ne rende
son dernier souffle il lui demande la raison de son opposition à son passage :
"J'ai vaincu, à quoi tout cela t'as-t-il servit à la fin ?
- Je suis la gardienne de ce passage, tu devais payer pour passer, je t'ai pris
ce que j'avais à te prendre... *elle sourit*
- Comment cela ?
- Tu ne peux pas comprendre... pas encore..."
L'Arpenteuse mourut sur ces mots, laissant son adversaire dans le doute et l'incompréhension. Il renvoya ses soldats et continua son chemin, réfléchissant à tout cela...
Voilà, fin du premier rapport de bataille de Magic. Partie jouée via msn ^^ j'espère que la version romancée vous plaira. Pour les fans du jeu le nom
complet des créatures apparaît au moins une fois dans l'histoire, des sites tels que Magic corporation, la SMF ou Magic-ville, sauront vous renseigner plus avant sur ces bêtes et leurs pouvoirs.
Bonne soirée/nuit et à la prochaine =)
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