Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 21:42

 Nota : Sans être moi-même homosexuel, je prends ici le parti de ceux qui le sont. Parce que j'en connais dans mon entourage, parce que ce sont des gens comme les autres. Parce qu'ils devraient avoir le droit de vivre leur vie librement, et non plus regardés comme des bêtes de foires par ces gens qui se targuent de faire nos lois, de défendre nos libertés, et qui s'appellent politiques, gens biens, gens comme il faut, et je ne sais quoi encore. Vous pouvez (devez ?) aussi lire ceci comme si c'était une histoire. Juste une histoire. Parce que c'est ce que c'est.




____________________________________________





Noirs. Ces gens sont noirs, des pieds à la tête. Blancs de peau, vêtus de noir, comme par une jalousie incomprise cherchant à s'exprimer par tous les moyens. Il marchent dans les traces de ceux devant eux, même pas pour ceux derrière eux. Juste parce qu'il ne leur viendrait pas à l'idée de marcher ailleurs. Moi je marches dans la neige, la neige fraiche, pas encore piétinée. Ça craque sous mes pas et ce n'est pas le plus pratique. Mais je m'en fiche, je suis une gamine dans ma tête, j'assumes.


Je portes son manteau. Elle me l'a offert, avant de me le dire. Ça fait partie des choses que j'ai reçu d'elle sans savoir pourquoi. Je les ai considérés comme les cadeaux d'une amie, alors même que je me sentais changer de sentiments à son égard. Elle m'a ouvert les yeux. Le manteau est de toutes les couleurs. Un peu comme un arc-en-ciel. C'est le dernier qu'elle m'ai fait. Avant que je lui demandes pourquoi tout ces présents, bien sûr. Maintenant je lui en fais aussi. Aussi souvent que possible, parce que c'est elle, et je l'aime. Enfin j'arrive au parc. J'entres...


Tout est blanc. Il a neigé fort, toute la nuit. Maintenant ça s'est calmé. Nous sommes Samedi. Le week-end commence, je comptes bien en profiter à fond. Avec elle ce serait encore mieux. Je me laisses aller dans les allées. Je sais où je dois la retrouver, mais je me force à me ralentir. J'ai beau être impatiente, la neige est si rare par chez nous que j'aimes autant en profiter. Les jardins de la ville sont magnifiques couverts de leur manteau blanc. Ça donne envie de se rouler dedans. Plus envie encore en voyant les enfants qui font l'ange dans la neige. Il faudra que je lui en parles. Pas forcement des enfants, ça... on verra. Rien que d'y penser je souris comme une gosse. Non, lui parler de venir faire les gamines dans la neige par contre, hors de question que j'oublie.

Enfin j'arrives à la statue d'Artemis. Ce lieu m'as toujours fasciné, c'est ici que je l'ai vraiment connue, c'est ici que je lui ai demandé. C'est ici que j'ai commencé à vivre pleinement. Elle est là, debout. Elle me tourne le dos, elle contemple la déesse enneigée. Notre déesse comme on aime à l'appeler. Elle a les cheveux détachés, comme souvent depuis qu'on se l'est dit. Notre amour.  Elle est plus petite que moi, je dois lui rendre une bonne tête. Et pourtant elle est aussi grande que la plupart des hommes. Moi je le suis encore plus. C'est peut-être pour ça que malgré ses cheveux bruns, ses yeux en amande et son visage parfait. Que malgré tout ce qui fait qu'elle est elle, les garçons n'ont jamais voulu d'elle. Sinon comme une amie. Moi ça m'arranges. J'ai les cheveux blancs pour ma part, et les yeux noirs avec des reflets rouges. Dépigmentation capillaire précoce. J'ai jamais voulu faire de couleur. Jamais voulu porter de lentilles. Ma mère m'a appris à me faire accepter comme je suis. J'ai l'air d'un personnage de jeux vidéos. J'assumes. 

Mes mains sur ses hanches la font sursauter, quand je l'embrasses dans le cou elle se détend. Elle se retourne et m'embrasse à son tour. Je la prends par la main et nous commençons notre tour, sans mot dire. On traverse tout le parc, main dans la main, on fait les anges dans la neige. Ses cheveux sont presque aussi blancs que les miens après ça. J'ai 20 ans dans trois semaines, elle en a 19 depuis quelques mois. On assume. 

Autour ne nous les gens nous regardent, qui en coin, qui franchement. On nous dévisage, on nous sourit. Parfois des regards de haine, d'autres fois des regards d'enfants qui ne comprennent pas, même dans des yeux d'adultes. Parfois des gens qui nous encourage du regard, un signe de tête, un pouce levé, quelque chose. Trois fois rien, mais ça fait du bien. Dire qu'on aurait écopé de prison si ça s'était su il y a 50 ou 60 ans. Peut-être même de mort. Maintenant on nous tolère, un jour on nous acceptera. On est homosexuelles, et on fait comme les deux hommes qu'on croise et qui nous sourient. On les a déjà rencontré, parfois ils se tiennent la main, parfois juste l'un a ses bras sur les épaules de l'autre, comme nous souvent. Oui, on est comme eux, on fait comme eux. On a une orientation sexuelle différente, on aime pas ceux d'en face autrement que comme amis, frères ou sœurs. On est homosexuels. On assume. 

Par Dreamworks - Publié dans : Avis
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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /Jan /2010 23:06

Besoin d'être moi et pas les autres. D'être moi et pas façonné par les autres. Besoin d'être sans avoir. Avoir à plaire, avoir à suivre. Et j'enquiquine qui viendra me dire le contraire.

Marre de suivre sans pouvoir me défaire d'un arrière-goût amer de chaînes rouillées mais encore solides. Je me dis libre mais les autres m'enferment, même sans le vouloir. Et je ne peux même pas leur en vouloir.

J'ai arrêté hier soir World of Warcraft. en un sens j'ai bien fait. De voir combien ça m'a manqué de penser que je n'y jouerai plus d'un moment, de voir combien j'ai eu mal en voyant des réactions de gens que je ne connais que par pixels et web interposé... A voir tout ça j'ai compris qu'il était grand temps d'arrêter. Et je ne peux m'y résoudre à me reconnecter à ce monde virtuel, pas pour l'instant. Non, pas encore. Je ne peux me résoudre à devoir décevoir certains, paraître comme je ne sais quoi aux yeux des autres. Marre de passer mon temps à me poser ces questions existentielles dans tous les sens. Je rejouerai peut-être à Wow un jour. Mais je mettrai un point d'honneur à ne plus y passer des soirées entières. Marre aussi. Je vais redécouvrir le monde, mon monde. Je vais redécouvrir un peu la vie en dehors du jeu, en dehors du PC aussi (on m'a dit que ça existe... si, si, j'vous jure =D).

En gros ras-le-bol de me  lier aux règles de plusieurs mondes à la fois. Et le pire c'est que tant qu'il n'y a pas de clash entre les différentes "allégeances" ça passes, sans problème. Mais là ça va plus. Du tout. Trop de paramètres, trop de choses, d'avis. Trop d'éléments en contradiction. Aujourd'hui j'ai eu peur. Parce que je me suis rendus compte qu'en m'enlevant ce jeu, je me suis enlevé un point de repère énorme. D'un coup je me suis sentis en "sad". Comme un gros coup de blues. Me suis sentis pommé dans un grand monde tout gris. Non, vraiment il était temps d'arrêter. Pas forcement définitivement. Mais au moins temps de faire une pause, une vraie. Pas trois jours. Non, ça suffira pas. Du tout.

J'ai envie de vivre ce monde que je vois bouger, mais quand on grandit, on se rend compte que c'est plutôt dur. Parfois, tout le temps ? Aucune idée. Mais c'est pas facile en tous les cas. Loin de là. Jusqu'à maintenant, depuis quelques temps, écrire m'a permit de tenir. Ce soir ne déroge pas à la règle. Je ne sais pas si vous avez déjà ressentit ce genre de choses. Imaginez...

Vous êtes super accro à un truc, n'importe quoi. Et vous ne pouvez plus vous en passer. Tout va bien, jusqu'au jour où ça dérape, pour une raison quelconque. Vous êtes toujours autant accro. Mais ça vous fait du mal. Impossible de lâcher pourtant. Et puis ça finit par craquer. Ce qui vous lie à ce monde, à cette chose, pète. Et vous arrêtez tout. D'un coup. Ça fait mal, mais ça fait parfois un bien fou aussi. Je vous caches pas que ça peut paraître égoïste. Mais des fois se soucier un peu de soit, plutôt que des autres (surtout quand vous le faites H24, J7, etc etc...). Vraiment du bien. Et personnellement j'en ai besoin.

Il y a de rares personnes avec lesquelles je me sens vraiment libre d'être moi-même. Je citerai la bande marseillaise qui se reconnaîtra si elle passe dans le coin. Mais aussi Miss et Miyou. Il y avait aussi mon grand-père paternel quand il était encore de ce monde. Bien avant mon entrée, à moi, dans le monde de l'internet. Ça fait pas grand monde hein ? Ben voilà. Avec les autres je me sens presque prisonnier de vouloir leur convenir. Le prenez pas mal hein ? Juste que des fois je me sens en taule en moi-même. C'est assez contraignant. Et pas forcement super agréable. Après y a des nuances à faire selon les gens.  Mais je vais pas me lancer dans un classement. D'une j'en sortirai pas. De deux ça ne ferai que me faire retomber dans ce que je décris au dessus. Et puis on a pas à classer ses amis, les autres non plus d'ailleurs.

Tout ça pour dire que ça me fait du bien d'en parler. Et de savoir qu'on va finir par le lire. C'est pas forcement plaisant à lire. Mais ma foi. Au moins je l'ai dis. En gros je vais évoluer dans les temps qui viennent. Je sais pas comment, je sais pas vers quoi. Mais j'en ai ras-le-bol de caresser dans le sens du poil. Genre bien marre. Maintenant je vais faire mes efforts. Et on avisera la suite.

Bonne nuit, pour ce qu'il en reste. 

Par Dreamworks - Publié dans : Coup de gueule
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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 22:16

Courir, rouler au sol, s'arrêter derrière la barricade. Il n'avait fait que ça depuis des heures. Ils avaient un peu avancé, reprenant du terrain, un peu plus chaque fois. Mais en face ces abominations étaient un peu plus nombreuses chaque minute. Bientôt le retrait commencerait... Il leur fallait pourtant tenir. Le jeune homme ferma les yeux un instant, souvenirs...


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"Nous devons nous replier. Nous ne pourrons tenir cette position éternellement. L'Eveil a été brutal, nous avons plusieurs dizaines d'éveillés en état de stase. Nous devons les évacuer. La cité est perdue, il faudra venir la reprendre. Nous partons, pour mieux revenir !"

Les mots du général avaient été clairs, directs, concis. On demanda des volontaires pour tenir la cité. Il s'avança, une sentiment étrange l'y poussait. Il
sentait qu'il devait le faire. On l'arma sommairement, lui comme les autres. Des barricades furent dressées un peu partout dans la cité. On prit position. Les quelques avions et hélicoptères encore non touchés par l'éveil décolèrent. Bientôt il ne resta dans la ville que les 200 volontaires. Voués à mourir certainement. Ils devaient retenir les... enfin, Les retenir. Eux. Ils étaient apparus avec l'Eveil et ne laissaient que mort et destruction dans leur sillage. On ne les avait nommés. C'était "Eux". 

Ils avaient commencé à déferler sur les rues par centaines. Les défenses avaient tenue un temps... puis on s'était repliés. Un à un tous s'éveillèrent, tous les présents. Dans des déflagrations d'énergie impressionnantes leur véritable nature s'était révélée. L'espoir avait changé de camp. Maintenant la percée des résistants les avait amené aux abords de la ville. Leurs ennemis se révélaient beaucoup plus vulnérables à la magie qu'aux balles. Les éclairs, les boules de feu et les tempêtes en tuaient des centaines. Tous s'étaient portés volontaires sur le même sentiment. Tous savaient que leur destin était là, peut-être dans la mort face à ces êtres. Mais ils savaient que le seul moyen qu'ils avaient de se découvrir enfin était celui-ci. 

Depuis déjà presque un jour ils tenaient. Presque tous étaient éveillés. Tous étaient en vie. Ils reprenaient espoir.


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***

Une explosion le fit revenir à la réalité. Ça reprenait. Encore... Il roula et couru à la barricade suivante. Il eu juste le temps de se jeter derrière quand l'onde de choc, les flammes, la mort, se propagèrent. L'un des humains, un des derniers à ne pas s'être éveillé, fut happé par les flammes. "Premier mort" pensèrent-t-ils tous. Alors qu'ils se préparaient à essuyer encore des tirs des "mages" d'en face, quelque chose se produisit. Les flammes semblèrent se figer en l'air. Quelque chose les absorbait. Ça prenait la forme d'un corps vaguement humain, ça se tourna vers Eux. Un torrent de flammes dévora tout ceux des leurs qui n'avaient eu la présence d'esprit de reculer. Un sourire se peignit sur le visage de tous les présents. On recula encore, mais on était toujours tous en vie.

Ce manège continua un moment. On reculait toujours, mais Ils le payaient cher, et par miracle on avait aucun mort à déplorer. Ils ne furent bientôt plus que deux humains. Les autres étaient éveillés. Là, un évènement fantastique eu lieu. L'autre humain, une humaine en fait, fut prise de convulsions. Elle se roula au sol en hurlant, avant de s'immobiliser. Puis... Elle changea.

Son corps se souleva du sol et changea de couleur, sa peau de texture. Une lumière étrange l'environna. Un flash aveuglant immobilisa sur place les abominations qui chargeaient. Deux ailes jaillirent de son dos, son coup s'allongea, sa tête également, pour devenir comme celle d'un grand reptile. Une queue de même nature prit forme tandis que ses bras et jambes s'allongeaient et prenaient forme de pattes. Bientôt, immense, d'un bleu profond, un dragon se tint là et rugit, la puissance de son cri renversa la barricade et les abominations qui étaient restées figées là. Son souffle, comme de magie pure, consuma ses adversaires. Elle, puisque c'était certainement une dragonne au vu de sa forme humaine, s'envola. 

Un sentiment de solitude et de désespoir envahi le dernier humain restant. Il était plutôt grand, bien bâti, résistant. Mais humain encore. Alors qu'il se demandait ce qui avait bien pu le pousser à se porter volontaire, il l'entendit. Une voix dans son esprit, un doux murmure au vu du vacarme des combats autour de lui. Un murmure entêtant, qui occupa bientôt toute sa pensée. Il regarda la dragonne, il la vit, au-delà de ce qu'un humain pourrait voir. Il pu distinguer son aura, ses yeux aux pupilles en fente. Il détailla chacune de ses dents, pu voir les moindres détails de la membrane de ses ailes. Il pu même voir l'ombre de son reflet dans les écailles. Enfin, il le crû. Puis il se rendit compte qu'il se voyait. Le murmure emplit entièrement son être. Il se sentit changer, une sorte de léthargie s'empara de lui. Il résista d'abord, par automatisme. Puis il se laissa aller. Son esprit changea, il reste qui il était, mais changea tout de même.

C'était comme si son être s'épurait de tout ce qu'il avait de mauvais, de futile. Il devint l'essence même d'une idée. D'un être, il devint un idéal. Vint alors le moment du choix. Il devait décider quel idéal incarner. Du plus profond de lui un cri sortit, jailli des ultimes refuges de l'âme. Il hurla son nom, il devint ce qu'il était. Il devint liberté. Il avait conscience de lui, de son être, de chaque infime élément qui le composait. Il se sentit changer. Grandir d'abord, puis s'affiner un peu. Sa silhouette se modifiait. De son dos jaillirent deux... choses. Elles battirent l'air, il s'éleva, des ailes... Il avait des ailes !

De l'extérieur on eu pu voir un être de lumière pure. Puis deux trames d'ombre vinrent. Comme issues de lui-même. Elle laissèrent leurs traces un peu partout sur la lumière. Enfin l'être se précisa. Une ange immense se tenait à deux mètres du sol. Les cheveux d'un blanc d'ivoire, les ailes également, deux traits noirs étaient visible. Un sur chacun de ses yeux, et un sur chacune de ses ailes. Son armure semblait d'ébène et de nacre. Une aura lumineuse semblait l'entourer. Levant la main droite, elle soigna les quelques plaies de tout ceux qui l'entouraient, comme d'une simple volonté. Sa main gauche se leva à son tour, se nimbant d'ombres. Trois traits en partirent. Trois explosions dans les rangs ennemis. 

Alors que le regard de ses alliés brillait, les abominations commencèrent à reculer en regardant le ciel d'un air terrifié. Un plume tomba sous les yeux de tous. Ils levèrent la tête au son d'une clameur de victoire. Dans le ciel des centaines d'anges sortaient des nués qui surplombaient la ville. Il y en avait de toutes les sortes, certains resplendissait comme d'un lumière intérieure, d'autres étaient noirs, sombres et décharnés. Mais tous étaient là. Tous.

Alors que tous se préparaient à repousser définitivement les abominations, quelqu'un, dans les rangs des éveillés, dit une phrase qui devait être transmise bien au-delà de cette bataille.

Si d'êtres communs il peut être des milliers, si tous peuvent s'éveiller en un instant comme en un an, d'anges il n'en est qu'un qui puisse appeler les autres. Bénies soient les dieux s'ils existent, celui-là est avec nous.


Ces quelques mots sont devenus le crédo des combattants de la Liberté. Des ans durant, les combats durèrent. Toujours, ce groupe d'éveillés était en première ligne. Ils étaient deux cents. Il le restèrent. Puis un jour, la guerre cessa. Depuis nul ne les a revu. Peut-être sont-ils morts, peut-être pas. On dit que si vous êtes attentifs, les nuits de pleine lune, vous pouvez voir se détacher la silhouette d'un ange et d'un dragon. Si vous écoutez, peut-être pourrez vous entendre la clameur qui les accompagne. Ils veillent encore. Mais peut-être n'est-ce qu'une légende...
Par Dreamworks - Publié dans : Histoires
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 16:29

Pour cause de, en vrac, un méchant rhume, un mal de tête d'origine inconnue et divers autres facteurs pas jouasses, j'ai pas écris ces derniers temps et ne le ferait pas avant quelque jours, au mieux. Je vous présente mes excuses du fait, et vais faire en sorte de vous trouver un p'tit truc à lire en attendant que je sois de nouveau en état d'écrire. Bonne semaine si je ne poste pas d'ici là, et à bientôt j'espère !

Par Dreamworks
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 18:22
La salle était immense. On en distinguait le plafond que par le faible éclat des cocons encastrés dans les piliers. Les cocons... Ce n'était la première chose que l'on remarquait. Ils irradiaient d'une lumière changeante selon leur position, leur taille. Il n'avaient de commun que la forme, celle d'œufs encastrés dans des piliers millénaires. La salle semblait en vérité constituée de milliers de voutes jointes par ces piliers irréguliers. Il étaient là, imposants, écrasants, immuables. Ils étaient là, comme s'ils étaient les fondation du monde, cœurs d'ombre d'un monde ravagé, semés de lumière, de centaines de lumières. 

Au sein de l'obscurité des abords de ce lieu, quelque chose, attendait. Ombre dans les ténèbres, elle s'avança. Silhouette nimbée d'une aura qui semblait absorber la lumière des cocons. Entièrement drapée dans une cape sombre, une capuche sur son visage. Anonyme ombre, pourtant unique en ces lieux. L'ombre posa sa main sur un des cocons proches du sol. Un instant il ne se passa rien. Puis elle fut prise d'une convulsion et rejeta brutalement la tête en arrière avant de se statufier. La capuche tomba en arrière, révélant une paire d'yeux rouges et une chevelure blanche de neige. Des yeux rouges, rouge sang...


Jungles de la Planète Ariki, longtemps auparavant.
 

"Là ! Ils arrivent !
- Gladiateurs, en formation ! hurla le Bronze."
Dans un ordre parfait et comme une machinerie soigneusement huilée, les régiments au couleurs d'ébène et d'ivoire, en armure d'Ivaline, prirent position dans la forêt. On avait repéré les forces humaines rebelles peu de temps auparavant. Non contents d'avoir massacré une communauté de pantheras, ils avaient aussi ravagé et pillé des villages humains qui ne voulaient pas les appuyer dans leurs tueries. On avait dépêché les gladiateurs. Devenus forces spéciales d'intervention de l'Empire sur ce genre de situations, leur vaisseau-mère était arrivé en orbite de la planète l'avant-veille. Dans les trois heures quelques centaines de combattants s'étaient posés sur le sol Arikien. L'armée était constituée de pantheras et d'humains qui allaient combattre côte à côte, indifférents à tout ce qui pouvait les différencier.  

En tête de l'armée qui avait prit position dans les bois, Eyris se tenait, son heaume sous le bras. Les premiers étendards se levaient au sein de ses troupes. Un surprise de l'Empereur, comme sa nomination en tant que Commandeur d'ailleurs. Il était arrivé dans la cellule où ils croupissaient depuis déjà deux semaines. Il était accompagné par tous les hauts-officiers. Quand il était ressortit de la cellule, elle était Commandeur, et dans ses mains une pièce de tissu...

"Le croissant barré de la lame... l'Ombre de l'Empereur. Qu'est-ce qui a bien pu le convaincre de me donner ce poste ?"

Le Bronze semblait avoir une idée, ainsi que quelques uns au sein de ses troupes, mais nul ne voulut rien dire. Avec un soupir et un sourire elle accepta le poste et commença à se faire un nom. Hors des arènes. Aujourd'hui, environ deux ans après sa nomination, elle avait accumulé plus de victoires que le fils de l'Empereur, et plus que la plupart des plus anciens généraux. Quand elle libérait des planètes, les populations l'adulait. Sa réputation montait en flèche, et le regard de l'héritier s'assombrissait un peu plus chaque fois qu'elle le croisait. Elle se contentait de lui rendre un sourire polis et de continuer sa route.

Secouant la tête elle revint à la réalité. Se tournant vers ses troupes elle vit les étendards, l'impatience. Elle vit des gueules cassées, des cicatrices et de la souffrance. Puis les heaumes se mirent en place sur tous les crânes. Elle regarda le Bronze et Ebène, un humain et un panthera, ses principaux Lieutenants. Elle croisa leurs regard, et elle y lu une foi indéfectible. Réprimant un frisson et sa répugnance du fanatisme elle passa son propre heaume. L'avant était lisse, tel un masque. On y distinguait les traits d'un visage irréel. Une crinière blanche faisait partie intégrante du heaume. La natte de cheveux tout aussi blancs d'Eyris semblait en jaillir. Saisissant Sa lance et son bouclier, elle descendit prendre place dans les phalanges.

Le premier coup de cor retentit. La vague sombre fit mouvement. Deuxième coup de cor, on accéléra. Au troisième les phalanges se dispersèrent dans les brumes qui hantaient la jungle à l'aube. On n'entendit plus que le piétinement de centaines de bottes, le bruit étouffé par la brume des armures, le souffle des soldats. Pendant quelques minutes nul autre bruit ne vint troubler l'aube. La jungle semblait se taire sur le passage de l'armée. Enfin, au loin on entendit les premiers cris, des ordres donnés à une armée. On ralentit. Tandis que les pantheras grimpaient dans les arbres, les humains se mirent au pas et continuèrent d'avancer. Le silence était désormais total.

"En position ! On se dépêche ! Nous devons les prendre par surprise. Ces salauds d'Impériaux ne seront pas près avant le milieu de la matinée, on va leur montrer ce qui s'appelle faire la guerre ! Allez !"

Un léger ricanement fut audible un instant. Quelques regards amusés furent échangés dans la brume. Non seulement ils étaient xénophobes et racistes, non seulement ils étaient bruyants, mais en plus ils étaient stupides. Eyris avait mené ses troupes de manière à contourner la position des rebelles. Le Bronze mènerait l'assaut frontal, les pantheras feraient ce qu'ils savaient le mieux faire : harcèlement et suppression de cibles. Le mugissement du Bronze retentit. Ebène rugit depuis les arbres, Eyris se contenta de pousser un hurlement d'un puissance inouïe. 

Charge. Echos des cris de guerre dans l'aube et la brume. Premier sang. Ordres donnés en toute vitesse. Chaos. Sang. Mort. Surpris les rebelles n'eurent pas le temps de s'organiser. Leur formation sommaire fut percée et dispersée en quelques instants. Des flèches à pointe d'Ivaline plurent des arbres. Les blindages de simple acier de titane furent percés. Les lames commencèrent leur moisson. Les décharges d'énergies partirent. Les rebelles durent bientôt abandonner leurs positions de tir. Le temps de rechargement de leurs armes était trop long. Les gladiateurs se gardaient de tirer. Celui qui viderait son arme le premier devrait payer la tournée à son groupe.

Le dirigeant des forces rebelles eu le temps de se fortifier de l'avant. Sa position n'avait censément aucune faille maintenant qu'elle était bouclée. Le carnage continua à l'extérieur. Etrangement les gladiateurs ne semblèrent pas vouloir s'approcher du bastion fortifié. Ils finirent le "ménage", puis se tinrent hors de portée de tir. Dans les tréfonds souterrains du bastion, des soldats rebelles se préparaient.

"Je crois qu'on a des armes lourdes et des munitions au fond non ?
- Oui, il me semble, vas toujours voir.
Temps de silence
- Mais, c'est quoi ce truc ? ! Hey, à l'ai..."

Dans le même temps, au sommet du bastion, dans la salle du commandement.

"Que font-ils ? demanda le commandant rebelle
- Aucune idée, répondit un soldat, vous pensez qu'il vont nous assiéger ?
- Hmm peut-être, nous devons nous attendre à tout et n'importe quoi venant d'eux."

Comme pour confirmer ses dires un hurlement inhumain retentit des tréfonds du bastion. Un soldat couvert de sang déboula dans la salle où se tenaient les officiers. Il était à bout de souffle et parvint tout juste à articuler quelques mots : "En bas... ils sont... nous... fichus." Il s'effondra sur le sol dans un ultime spasme. Sur son visage se lisait de la terreur pure. Un frisson de malaise parcouru l'assemblée en présence. De nouveaux cris retentirent. Parfois on distinguait des phrases comme "Là, tires, mais tires bon sang !" ou "Ils nous encerclent ! Attention !". Souvent aussi ces phrases se terminaient dans un gargouillis ou un hurlement de douleur. Et puis parfois les cris étaient de terreur, d'horreur et de douleur. Une explosion retentit. L'obscurité se fit.

"Ils contrôlent la salle des machines, nous n'avons plus d'énergie. Nous sommes foutus.
- Silence, ordonna le commandant, prenez vos postes de combat, nous défendrons cette salle jusqu'à la mort. Quoi qu'il doive arriver par cette porte, nous résisterons !"

On barricada la salle. Les tables furent renversées, on fit des barricades sommaires. On pria aussi parfois. Dans l'obscurité les cris continuaient. On entendit un cri de terreur à nouveau. Dans l'obscurité de la salle quelqu'un ne tint plus et fondit en larmes. On le fit taire. Tous les visages étaient pâles, inquiets. La tension était presque palpable. Le silence devint total au dehors de la salle. Puis le sol commença à vibrer. Au loin, de l'extérieur du bastion, venait une clameur. On scandait un nom. On frappait le sol.

Le silence se fit de nouveau après quelques minutes, comme encore plus oppressant maintenant. Alors ce qui semblait être un chant s'éleva de l'autre côté de la porte. Tous eurent un moment d'arrêt. Puis la porte commença à vibrer. Elle semblait résonner du chant. Tandis que la voix s'élevait vers les aiguë la porte vibrait de plus en plus. Enfin le panneau de métal renforcé commença à gémir, il semblait ne pas supporter ces vibrations intenses. On hurla "A couvert", toutes les têtes disparurent derrière les barricades. Gémissement de métal froissée, souffle monumental. Un panneau de métal traversa la pièce et partit se fracasser sur le mur du fond.

Tir, cris, fumée et poussière. On vida les armes à énergie dans l'embrasure de la porte. Silence. Fumée. Ordre bref. Ils découvrirent que si l'Enfer n'existait, on venait de le créer ici, pour eux. Un déluge d'énergie brute tiré de l'autre côté de la fumée. Les premiers rangs de barricade et ceux qui les tenait furent hachés par les tirs parfaitement répartis sur la surface d'impact. Sang, douleur. Cris d'agonie. Clameur de guerre.

Silence. Puis une voix qui parla. Elle semblait irréelle, incroyablement douce et calme, après le déluge de mort qui venait de s'abattre sur la salle.

"Rendez-vous."

Silence. Puis du fond de la salle un "Non, jamais, crèves !" un tir. Un impact. Un second comme si le tir avait rebondi. Un autre voix, profonde et grave "Je te l'avais dis. On va devoir les tuer tous." Un feulement félin qui sembla acquiescer. La voix douce soupira. 

Fumigène, nouvelle vague de tir depuis la salle. Rage et volonté de tuer. Silence. Comme si nul tir n'avait pu toucher quoi que cela soit. Une silhouette s'avança dans la salle, seule. Immense et sombre. Il semblait qu'elle portait un masque, ses yeux rouges émettaient une faible lueur dans les fumées. Sa crinière blanche s'accordait et mettait en valeur les contrastes de couleur sur son armure. Noir jais, blanc ivoire, rouge sang. Elle portait une épée à deux mains, comme monstrueuse. Elle bondit sur la première barricade et commença sa moisson de vie. On eu dit que la mort en personne avait envoyé ici bas un agent pour faire sa récolte. Tous se jetèrent sur elle, hurlant. La plupart furent interceptés par d'autres êtres sortis des brumes. Ceux qui arrivaient à la première silhouette finissaient morts également. Enfin il ne resta que le commandant. Il posa son arme et leva les mains au niveau de la tête.

"Vous allez me tuer, je le sais. Et j'aime autant. Mais j'aurai une question avant.
- Parles, intima l'être au yeux rouges.
- Qui êtes-vous ? Comment avez-vous fait ?"

Silence. La fumée se dissipe. On distingue l'être surnaturel. C'est  une femme. Elle retire son heaume, découvre son visage fin et harmonieux. Ses traits simples et doux, mais cependant durcis par la guerre et les combats. Elle sourit, ses yeux sont un gouffre sans fond, un gouffre rouge sang.

"Je suis Eyris, Ombre de l'Empereur. Nous avons investit le bastion avant que vous ne vous y repliiez. Des profondeurs nous avons pris vos troupes par surprise.
- Des survivants ?
- Pas chez vous.
- Alors je n'ai plus rien à faire en vie."

Eyris approuva du chef et leva sa lame. Elle décapita le commandant. Son visage n'affichait aucune expression. Elle venait de mettre fin à une rébellion, une de plus. Comme souvent depuis deux ans.

"On nettoie tout ça, allez..."

 Position inconnue, dans le présent.

La silhouette décolla sa main du cocon, elle soupira. La vision avait été moins longue cette fois. Elle reprit sa route vers ce qui semblait être le centre de la salle. Sa route vers le présent...

(Suite sous peu normalement =)


Par Dreamworks - Publié dans : Histoires
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Un blogeur, un =)

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